En voyant la fiche technique de MyPad, on se dit que tous les ingrédients ont été réunis pour en faire un best-seller : configuration alléchante et prix plancher. Malheureusement, quelques détails viennent assombrir le tableau et risquent bien de décevoir plus d’un acheteur potentiel.
On passera sur le choix étrange du nom pour un appareil qui se prétend smartphone mais qui joue sur l’homonymie avec la désormais célèbre tablette de Apple. Et si l’idée était de mettre l’accent sur la taille de l’écran tactile, 5 pouces (12,7 cm), on est tout de même loin des 9 pouces requis pour prétendre au titre de tablette. Mais, pour un téléphone mobile, il faut avouer que c’est spacieux et la résolution de 800 par 480 que Windows Mobile 6.1 supporte parfaitement permettra une lecture facile dans toutes les conditions. Et si cette résolution aurait pu être encore plus fine (800 par 600 par exemple), elle devrait plaire aux utilisateurs munis de gros doigts qui ont, d’habitude, quelques difficultés à manipuler une surface tactile.
Naturellement quadri-bandes (850, 900, 1800 et 1900 MHz) MyPad déçoit cependant au niveau de la connectivité data. Wap, GPRS et Edge sont ses seules possibilités de surf sur Internet. Pas de 3G donc, ce qui est particulièrement dommage pour un appareil de ce genre.Pour le reste, Bluetooth et Wifi sont au rendez-vous ainsi que la traditionnelle machine virtuelle Java.
Le processeur, un Marvell PXA310 à 624 MHz, risque de manquer de pêche mais devrait garantir une bonne autonomie. Enfin, un petit stylet, une carte SD de 2GB (possibilité d’utiliser jusque 16GB) et un appareil photo numérique de 3 millions de pixels accompagnent le tout pour 230 € environ.
